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Stéphane Blanc

Régulation in vivo de la balance énergétique chez l’homme et l’animal dans des conditions environnementales extrêmes.

L’obésité est caractérisée par une incapacité à utiliser les lipides alimentaires comme substrat énergétique. Les anomalies de l’utilisation des acides gras de l’obèse sont retrouvées après perte de poids, indiquant qu’elles pourraient être primitives et participer à la constitution de l’excès de poids. La compréhension des facteurs qui sous-tendent ces anomalies constitue un pré-requis indispensable à la mise au point de stratégies de prévention ou thérapeutiques.

L’axe principal de notre recherche concerne le rôle des facteurs environnementaux dans la genèse de l’obésité humaine.

Nous travaillons sur l’hypothèse que l’incapacité à équilibrer la balance lipidique chez les obèses est essentiellement une réponse adaptative à un mode de vie sédentaire généralisé et qu’indépendamment de ses effets directs sur la balance énergétique, la quantité d’énergie dépensée en activité physique est plus importante que le type d’exercice (et/ou son intensité) pour obtenir un équilibre de la balance lipidique.

Dans un axe de recherche, nous étudions les mécanismes par lesquels une dépense énergétique liée à l’activité physique, basse ou élevée, module l’oxydation des lipides alimentaires saturés et mono insaturés. Dans un second axe, nous abordons les mécanismes par lesquels la restriction calorique chronique prévient le développement du syndrome métabolique et augmente l’espérance de vie.

Ces questions sont abordées à la fois chez l’Homme et chez l’animal. Chez l’homme, nous étudions dans la population générale différents protocoles d’entraînement physique de sujets sédentaires ou de dé-entraînement de sujets actifs.

Les mécanismes sont également étudiés en conditions extrêmes par l’utilisation de modèles spatiaux tels que l’alitement prolongé tête déclive à -6° (pouvant aller jusqu’à 3 mois) et l’astronaute en mission de longue durée dans l’ISS.

Chez l’animal le rat demeure le principal modèle.
Nous travaillons chez des animaux rendus inactifs ou artificiellement sélectionnés pour leur capacité aérobic.


Le paradigme de la restriction calorique est quant à lui étudié chez une colonie unique de primate (microcèbes) soumis à une restriction en énergie au long cours.

L’approche expérimentale est basée sur le traçage des voies métaboliques grâce à l’utilisation de molécules marquées par des isotopes stables, pour lesquelles nous avons développé une plateforme de spectrométrie de masse à rapport isotopique.

Stéphane Blanc DR CNRS
Isabelle Chery AI
Alexandre Zahariev IE

 

Etudiants et post-doc