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Suivi de population de cigognes

Dernière mise à jour : vendredi 12 juin 2015, par Brigitte GAILLARD

Mariage en blanc ! Sylvie Massemin-Challet met la bague au doigt... de la cigogne blanche d’Alsace

Dans le cadre du suivi de la population de cigognes blanches d’Alsace, des jeunes cigognes du parc de l’Orangerie de Strasbourg ont été équipées ce lundi 28 juin de bagues permettant leur identification et le suivi de leurs déplacements en Alsace et sur leur trajet migratoire.

La sauvegarde de la biodiversité par la protection des espèces menacées et la compréhension de leur adaptabilité à l’environnement affecté par l’activité humaine est un enjeu majeur pour lequel l’Université de Strasbourg, le CNRS et le milieu associatif travaillent en collaboration.

Afin d’enrayer le déclin de la population alsacienne de cigognes blanches apparu dès les années 60, la population a été reconstituée à partir d’oeufs provenant du Maroc et de jeunes cigognes capturées en Algérie ou élevées en captivité en Alsace. Depuis, cette population se maintient et a même progressé au fil des années : en 2009, on pouvait compter 120 couples nicheurs dans le Bas-Rhin et 230 dans le Haut-Rhin alors que l’effectif nicheur s’élevait seulement à 145 couples au total en 1960. L’Alsace n’est plus la seule région à abriter des cigognes puisque 232 couples ont été répertoriés en Charente Maritime et des cigognes peuvent être observées dans 44 autres régions françaises.

Depuis quelques années, un réseau d’observation (Groupe Cigogne France) a été créé afin de mener un suivi précis de la variation de densité de cette espèce dans le temps et l’espace pour évaluer l’influence des changements globaux sur son comportement de migration. Pour cela, l’identification des cigognes s’impose. Chaque année à la même période, les ornithologues de ce réseau se hissent dans les nids de cigognes afin de baguer les jeunes âgés d’un mois et demi.

Sylvie Massemin Challet, maître de conférences à l’Université de Strasbourg, appartient à ce réseau et travaille au département « Ecologie, physiologie et éthologie » de l’IPHC [1], dont l’expertise repose sur le suivi des animaux dans leurs milieux naturels.

Dans le cadre du suivi des cigognes blanches, une campagne de pose de bagues a été menée le lundi 28 juin. Sylvie Massemin-Challet, l’une des rares personnes habilitées en Alsace pour cette opération délicate, a équipé des cigogneaux du parc de l’Orangerie à Strasbourg avec le soutien logistique de la CUS.

Grâce aux données collectées sur plusieurs années, Sylvie Massemin Challet pourra bientôt évaluer si la proportion de cigognes sédentaires continue à progresser et si cela a des conséquences sur la biologie de l’espèce, entre autres si les relations de fidélité au sein du couple et au nid sont perturbées.

Vous pourrez vous-même participer tout au long de l’année au suivi des déplacements des cigognes : lisez les numéros de bagues avec une longue-vue et envoyez le numéro, le lieu et la date de la lecture à Sylvie Massemin-Challet.


Pour en savoir plus :

Sylvie Massemin-Challet : Sylvie Massemin-Challet

Contacts :

Chercheur : Sylvie MASSEMIN-CHALLET Tél. 03 88 10 69 17

Presse :

Nicolas BUSSER Tél 03 88 10 66 66


[1Institut pluridisciplinaire Hubert Curien, unité mixte de recherche CNRS / Université de Strasbourg