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Réhabilitation 2011

Dernière mise à jour : mardi 20 mars 2012, par Brigitte GAILLARD

Reproduction des mandarins réhabilités au parc zoologique de l’Orangerie, Strasbourg

Quinze Diamant mandarins (Taeniopygia guttata) ont été réhabilités le 28 octobre 2011 au parc zoologique de l’Orangerie à Strasbourg.

Cette réhabilitation a été faite grâce au partenariat entre le Graal et la SFECA (Société Française d’Etude du Comportement Animal).

Ces oiseaux grégaires étaient étudiés au DEPE (Département d’Ecologie, Physiologie et Ethologie de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien de Strasbourg), dans une recherche visant à comprendre quels facteurs environnementaux pouvaient affecter la sénescence (ou vieillissement). Au parc zoologique de l’Orangerie, une volière de 10 mètres carrés, dans laquelle évoluaient déjà quelques perruches, a été mise à disposition des mandarins.

Presque quatre mois après cette réhabilitation, un petit retour sur les lieux nous a permis de constater que les oiseaux avaient construit des nids dans les boites qui étaient mises à leur disposition, et que quelques couples (probablement deux au minimum) s’étaient reproduits ! Cinq nouveaux venus réclament leur becquée, montrant ainsi les bonnes conditions dans lesquelles évoluent les animaux.

Cette démarche de réhabilitation de la part du DEPE a été inscrite dans le protocole de recherche et ainsi, une à deux fois par an, d’autres oiseaux devraient prendre leur retraite post-expérimentale. Ces animaux pourront être réhabilités dans des parcs zoologiques ou des refuges dans lesquels des particuliers pourront venir adopter un ou deux couples de mandarins.

Bien que la réhabilitation commence à faire des émules, encore peu de laboratoires de recherche adoptent cette démarche respectueuse des animaux. Le nombre d’oiseaux utilisés dans la recherche scientifique est d’environ 150 000 chaque année. Parmi ces milliers d’individus, il est certain que quelques centaines (dont le protocole expérimental ne comporte aucun préjudice ou risque durable pour l’animal et les humains) pourraient être réhabilitées.

Cédric Sueur

© Crédit photo CNRS/DEPE Cédric Sueur