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Projet : pollutions urbaines et mésanges

Dernière mise à jour : jeudi 14 février 2013, par Brigitte GAILLARD

Evaluation de l’effet d’un gradient de polluants sur plusieurs bio-indicateurs différents (animaux, végétaux, microbiens) au sein de la Communauté Urbaine de Strasbourg

 

Sylvie MASSEMIN, en collaboration avec F. Criscuolo (IPHC-DEPE), M. Millet (EPCA-LMSPC, UMR 7515 CNRS) et S. Vuilleumier (GMGM, UMR 7156 CNRS) et soutien financier par la Zone Atelier Environnementale Urbaine.


L’utilisation intensive des pesticides dans les années 50 ainsi que l’industrialisation de manière plus générale ont conduit à des rejets massifs de polluants dans l’environnement.

L’urbanisation de certaines zones est également à l’origine de pollutions, et ces dernières ne sont pas sans effet sur la santé ou les écosystèmes. Le suivi et la préservation de la qualité de l’air sont devenus aujourd’hui des priorités-clé pour la protection de l’environnement et de la santé humaine.

Localement, des contrôles réguliers des taux de pollution sont réalisés par l’ASPA, et un Plan de Protection Atmosphérique a été élaboré en 2010 pour la communauté urbaine de Strasbourg, comme pour toute ville de plus de 450 000 habitants. C’est dans ce contexte que s’insère notre étude, qui va s’attacher à montrer de quelle façon l’urbanisation et plus particulièrement le niveau de pollution par certains polluants vont impacter sur « l’état de santé » des oiseaux et des plantes.
© Crédit photo CNRS - Yasmine Delcroix

Notre étude pluridisciplinaire débutera au printemps 2013 et utilisera plusieurs bio-indicateurs différents (animaux, végétaux, microbiens).

Ce travail impliquera d’abord la mesure de la pollution de l’air par certaines substances organiques (HAPs, pesticides et PCBs), s’ajoutant à celle de différents polluants réglementés (oxydes d’azote, ozone notamment) mesurés en routine par l’ASPA.

En parallèle, nous proposons d’évaluer l’effet potentiellement néfaste de l’exposition aux polluants sur une espèce aviaire (mésange charbonnière), entre autres à travers leur taux de vieillissement (estimé par la balance oxydative et le taux d’érosion des télomères) et sur les profils des populations bactériennes associées aux végétaux (conifères) sur des sites positionnés le long d’un gradient allant du centre de la communauté urbaine vers sa périphérie.
© Crédit photo CNRS - Pierre Uhlrich