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Historique : IRN, CRN, IReS... IPHC

Dernière mise à jour : mercredi 2 août 2006, par Nicolas Busser

La genèse de l’IRN : 1945 - 1956

Durant la seconde guerre mondiale, les autorités allemandes avaient installé dans l’enceinte des Hospices Civils de Strasbourg un accélérateur de particules de type Cockcroft-Walton. Dès 1946, une commission fut chargée "d’assurer la conservation du matériel laissé par les Allemands et d’assurer sa bonne utilisation". Elle s’intéressa à cet accélérateur et de ses travaux émergea l’idée de la création d’un Institut Universitaire de Recherches Nucléaires.

La remise en marche de l’installation avait été demandée avec insistance par les médecins et pharmaciens dans le but de disposer de produits radioactifs. La présence d’un physicien s’avérait indispensable. On demanda à Serge Gorodetzky, dont les travaux avaient porté sur les rayonnements cosmiques, d’assurer la direction du nouvel institut. L’Institut de Recherche Nucléaire (IRN) était né.

Dans les années qui suivirent, d’autres laboratoires virent le jour, avec comme buts principaux les études de la physique des particules, de la chimie nucléaire ou encore des applications biologiques.

Disséminés sur différents sites, ces laboratoires décidèrent de se regrouper : ce fut la création du Centre de Recherches Nucléaires à Strasbourg Cronenbourg, inauguré en 1959. Dans des locaux plus vastes, des moyens nouveaux furent mis en œuvre tels les accélérateurs électrostatiques Van de Graaf de 2 MV, 3 MV, 4 MV puis 7 MV.

Le Centre de Recherche Nucléaires : 1956 - 1996

Le CRN était au départ formé de trois départements :

  • Le département de physique nucléaire dirigé par le Professeur Serge Gorodetzky
  • Le département de physique corpusculaire dirigé par le Professeur Pierre Cüer (laboratoire créé en 1950)
  • Le département de chimie nucléaire dirigé par Mademoiselle le Professeur Marguerite Perey (laboratoire créé en 1950)

A partir des années 1960, deux autres départements se sont ajoutés :

  • Le département des applications biologiques dirigé par le Professeur Vivien
  • Le département de physique nucléaire théorique dirigé par le Professeur Yoccoz

En 1968, le CRN éclate en sept laboratoires propres du CNRS en physique et chimie. En 1971, la création de l’IN2P3 (Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules) entraîne la fédération des sept laboratoires en un seul laboratoire propre de l’IN2P3 qui conserve le nom de CRN.

Au début des années 70 une autre grande étape fut la construction de l’accélérateur tandem : démarrant avec une tension de 9 MV, il fut progressivement amélioré pour atteindre 18 MV en 1985.

Ces développements et l’expérience acquise par les ingénieurs ont permis la construction du VIVITRON dont l’objectif final était d’atteindre des tensions jamais atteintes auparavant (35 MV). Le premier faisceau du VIVITRON fut délivré en 1994, mais la machine a commencé à fonctionner de manière stabilisée fin 1996 sans jamais concrétiser les ambitions affichées.

Du CRN à l’IReS

Le 1er janvier 1997, le CRN change de raison sociale et devient l’Institut de Recherches Subatomiques (IReS), avec un programme scientifique redéfini suite à une restructuration souhaitée par l’IN2P3 - CNRS.

Avec la cessation de l’exploitation du VIVTRON en décembre 2003, c’est un virage important que prend le laboratoire, en s’éloignant ainsi de ses activités fondatrices, certes à ce moment déjà relativisées par la montée en puissance notamment des activités de physique des particules connectées surtout au CERN à Genève.

Vers l’avenir : l’IPHC

Au-delà des thématiques phares de l’IN2P3, au fil du temps émergent des domaines scientifiques connexes utilisant des techniques nucléaires comme la physique des matériaux et des semi-conducteurs (aujourd’hui Iness), les applications biomédicales ou encore les mesures environnementales.

Ces recherches font appel aux technologies les plus avancées tant pour les détecteurs que pour les appareillages associés (mécanique et électronique, aujourd’hui microélectronique et microtechniques, acquisition et traitement de données informatiques).

C’est en raison de cet esprit pluridisciplinaire qui caractérise l’IReS depuis1997, qu’est née en 2005 l’idée d’associer plus étroitement les destinées des trois laboratoires du campus de Cronenbourg composant aujourd’hui l’IPHC, au sein duquel l’IReS est devenu le Département Recherches Subatomiques (DRS).