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(versions téléchargeables en bas de page)

Dernière mise à jour : mercredi 15 novembre 2006, par Nicolas Busser

- Résumé en animation

Introduction

Comment trouver une aiguille
dans une botte de foin ?
→ Soit en mettant la paille d’un côté et l’aiguille de l’autre : c’est la SEPARATION
→ Soit en utilisant un aimant : c’est la DETECTION
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une aiguille dans une botte de foin...

La séparation

- Comment arrive t-on à séparer des molécules si on ne les voit pas à l’œil nu ?

Grâce à une technique appelée la chromatographie (du grec khrôma, couleur et graphein, écrire), on arrive à séparer des molécules en se basant sur des phénomènes de rétention et de partage entre un support dit la phase stationnaire, qui tend à retarder l’échantillon et une phase dite mobile qui tend à emporter l’échantillon avec elle. Deux composés d’un même mélange seront donc séparés selon leur "amour" pour l’une ou l’autre de ces deux phases.

De ce fait, la chromatographie se prête bien à l’analyse de mélanges complexes tels que les produits pétroliers, les polymères ou les fluides biologiques. Elle sert également à l’analyse de traces dans l’environnement ou au contrôle de la pureté de molécules à visée thérapeutique.

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La chromatographie se présente sous différents aspects : la chromatographie planaire sur plaque (à gauche), la chromatographie liquide sur colonne (à droite), la chromatographie gazeuse dans un capillaire.

- Comment séparer un très grand nombre de protéines ?

Mais tout d’abord pourquoi le faire ??
Pour la recherche en biologie, il est nécessaire de disposer d’outils permettant l’étude de ce qui se passe au niveau moléculaire dans les cellules. Cela est indispensable pour approfondir nos connaissances sur les mécanismes de la vie, au niveau médical ou encore dans l’adaptation à divers changements d’environnement...
L’électrophorèse bidimensionnelle est une méthode efficace pour séparer un très grand nombre de protéines et mettre en évidence des différences entre deux états d’un individu ou d’une cellule, comme par exemple entre un individu sain et malade.

La détection

- Comment détecter et doser les protéines

Pourquoi ?
La détection et le dosage des différentes protéines dans les milieux biologiques permettra de comprendre leurs rôles.
exemple : la détection des protéines issues de cellules cancérigènes permet de détecter un cancer dans un stade précoce.

Ces méthodes se divisent en deux grandes catégories :

  • Directe : Cette approche permet de détecter la protéine elle même. Les méthodes suivantes sont les plus répandues :
    • Détection UV/visible
      Lumière visible : On peut colorer les protéines et déterminer leurs quantités par l’intensité de la couleur.
      Lumière UV : Les protéines sont formées d’acides aminés dont certains absorbent les UV. La quantité de lumière absorbée permet de déterminer la quantité de protéine.
    • Détection en masse
      En 1988 il devient possible d’analyser les protéines par spectrométrie de masse. Cette méthode permet de déterminer la masse des protéines à partir de quantités très faibles d’échantillon.
  • Indirecte : Ce type de détection permet de doser un constituant de la protéine par exemple un métal.
    En effet plus d’un tiers de protéines contiennent des métaux qui sont, soit indispensables au bon fonctionnement de l’organisme vivant, soit toxiques pour cet organisme. Dans tous les cas il est important de les détecter et les quantifier ex..ARSENIC.

    La méthode la plus sensible pour ce type d’analyse est l’ICP/MS. Cette méthode consiste à ioniser les métaux à partir de l’échantillon dans un plasma d‘argon, c’est-à-dire que les atomes de la matière à analyser sont transformés en ions par une sorte de flamme extrêmement chaude : jusqu’à 8 253°C. Par la suite ces ions sont guidés vers un détecteur de masse.

Les auteurs

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Joseph CHAMIEH, Samir SAFI, Bertrand CHAUMANDE

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Vous pouvez télécharger le poster présenté sur le stand IPHC :

Vous pouvez également visualiser un résumé du poster
sous forme d’animation Flash : cliquez ici