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Maladies infectieuses : malaria, toxoplasmose et maladie de Lyme

Dernière mise à jour : mercredi 27 juin 2012, par Kévin JEANPERT

En collaboration étroite avec des médecins et des biologistes notre laboratoire s’intéresse à trois maladies : la malaria, la toxoplasmose et la borréliose de Lyme. Pour découvrir de nouveaux moyens de lutte contre ces maladies, les biologistes font appel à l’analyse protéomique pour mieux comprendre les interactions entre les vecteurs, les pathogènes et les hôtes et ainsi découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques. Il n’existe actuellement aucun vaccin efficace contre ces maladies et les résistances aux médicaments sont un défi majeur en santé publique. Des connaissances plus approfondies de la biologie de ces pathogènes sont donc nécessaires pour découvrir de nouvelles stratégies de lutte. Une analyse détaillée au niveau moléculaire passe par des études de protéomique différentielle, de protéomique quantitative ciblée (LC-SRM), de détermination des modifications post-traductionnelles (phosphorylation, glycosylation processing), ainsi que des études d’interaction.

• Malaria et Plasmodium falciparum (collaboration avec le Pr. M. Lanzer, Université d’Heidelberg, Allemagne).
Ce parasite, responsable de la malaria, se propage dans les érythrocytes humains et pour survivre dans cet environnement hostile il doit installer des fonctions vitales en exportant plus de 300 protéines dans sa cellule hôte.


Wirth D.F. , Nature 2002

Pour une meilleure compréhension de ce mécanisme sophistiqué d’export des protéines dans la cellule hôte, nous développons au laboratoire des méthodes d’analyses protéomiques, pour établir une cartographie des protéines du parasite mais également pour caractériser les sites de processing et de maturation nécessaires pour leur exportation dans la cellule hôte et la survie du parasite.

• Toxoplasmose et Toxoplasma gondii (collaboration avec le Dr. S. Tomavo, Institut Pasteur de Lille).
Toxoplasma gondii est un protozoaire responsable de la toxoplasmose qui peut potentiellement infecter tous les animaux à sang chaud. Son mode de transmission est varié et peut s’effectuer par ingestion orale de kystes présents dans une viande contaminée insuffisamment cuite ou d’oocystes provenant des excréments de félins par exemple. Cette infection est la plupart du temps bénigne ou asymptomatique, mais des formes graves peuvent apparaitre chez des patients immunodéprimés ou dans des cas de transmission fœtale si la femme enceinte est contaminée en cours de grossesse


Sources of T. gondii infection in humans.
Robert-Gangneux F. et al. , Clin. Microbiol. Rev. 2012

Nous avons mis en place une stratégie analytique pour montrer que les glycoprotéines ont un rôle important dans les mécanismes moléculaires impliqués dans l’entrée du parasite dans les cellules hôtes.
Nous développons également des méthodes d’analyse protéomique suffisamment sensibles pour identifier et caractériser les facteurs de transcription impliqués dans la régulation de l’expression des gènes parasitaires et ainsi comprendre leurs rôles biologiques au cours de la virulence et la différenciation parasitaire (responsable de la différenciation chez T. gondii).

Contact Toxoplasmose et Malaria : Christine SCHAEFFER

• Maladie de Lyme, Borrelia et tique (collaboration Pr Jaulhac et Dr Boulanger, Faculté de médecine, Strasbourg).
La borréliose de Lyme est la maladie vectorielle la plus fréquente dans l’hémisphère nord. L’agent infectieux responsable de cette maladie est une bactérie du genre Borrelia, transmise à l’homme par piqûre de tique Ixodes.


Radolf J.D. et al., Nature 2012

Au laboratoire, nous mettons en œuvre des approches peptidomiques et protéomiques pour mieux comprendre les interactions entre la tique, la bactérie et la peau de l’hôte. Nous cherchons notamment à purifier et caractériser les peptides et protéines, présents dans la salive de tique, qui pourraient avoir un rôle dans la transmission de l’infection. Nous avons également mis en place une stratégie analytique pour identifier les protéines impliquées dans la virulence de différentes Borrelia. Enfin, nous développons, à partir de biopsies cutanées, une méthode spécifique de détection de la bactérie par spectrométrie de masse, ce qui permettrait d’augmenter la qualité du diagnostic et de mettre en place plus rapidement les traitements antibiotiques appropriés.

Contact Maladie de Lyme : Laurence SABATIER