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Soutenance d’HDR, par Dominique CURIEN, IPHC-DRS

Dernière mise à jour

Recherche Expérimentale des Symétries de Haut-Rang en Structure Nucléaire - Collaboration TetraNuc
soutenance d’Habilitation à Diriger des Recherches

Par : Dominique CURIEN, IPHC-DRS, groupe CAN / collaboration TetraNuc
Date : lundi 31 janvier à 14h30
Lieu : IPHC, amphithéâtre Matthias Grünewald, bâtiment 25

Résumé :
La recherche expérimentale de la manifestation des symétries de Haut-Rang en structure nucléaire s’inscrit dans le cadre plus général de l’étude de la stabilité nucléaire et de l’abondance des noyaux dits exotiques. De toutes les notions utilisées pour décrire les systèmes physiques, les symétries sont celles qui en déterminent globalement les propriétés tant statiques que dynamiques. Au niveau de la physique subatomique et particulièrement pour la structure nucléaire, ce sont notamment les symétries de forme du Champ-Moyen qui déterminent les propriétés fondamentales des noyaux. Ainsi le modèle en couches sphériques a permis d’expliquer le surcroît de stabilité des noyaux possédant un nombre de nucléons saturant certaines couches jusqu’à leur fermeture. Cette interprétation a donné naissance à la notion de "nombres magiques" de nucléons en vigueur depuis plus de 50 ans. En physique nucléaire les symétries de Haut-Rang (symétries qui imposent une dégénérescence des niveaux d’énergie d’ordre supérieur à 2 tout en ayant un grand nombre d’éléments de symétrie) comme la symétrie Tétraédrique et la symétrie Octaédrique, sont à la base de la prédiction de nouveaux nombres magiques pouvant être à l’origine de structures nucléaires déformées particulières. L’étude expérimentale de ces "nouvelles symétries" du Champ-Moyen revêt alors un intérêt particulier pour la compréhension de la stabilité de la matière nucléaire. En effet si la manifestation concrète de ces symétries est suffisamment importante, cela peut avoir des implications fondamentales aux limites de la stabilité nucléaire : par exemple dans la recherche des noyaux superlourds ou bien encore pour les noyaux exotiques riches en neutrons comme ceux intervenant dans le processus R en astrophysique (Rapide neutron capture) connus sous le nom de "waiting point". Ainsi mon étude est tout à fait opportune car elle prend tout son sens avec l’avènement à moyenne échéance des grandes installations mondiales de faisceaux radioactifs (et stables intenses) où ces noyaux d’intérêt pourront être produits en nombre suffisant pour pouvoir en étudier la structure.

Je présenterai un résumé des prédictions de J. Dudek et collaborateurs à la base de mon étude. J’en déduirai les aspects expérimentaux qui ont nourri mes réflexions pour démarrer le programme expérimental et lancer la Collaboration TetraNuc. Enfin je terminerai par l’exposé de mon programme de recherche expérimental sur les symétries de Haut-Rang dans la région des Actinides avec le projet ELMA.

Personne à contacter : Dominique CURIEN

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