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Séminaire présenté par Cédric SUEUR, IPHC-DEPE

Dernière mise à jour

Affiliation et processus auto-organisés chez les primates

Par : Cédric SUEUR,
Department of Ecology and Evolutionary Biology, Princeton, USA
Unité d’Ecologie Sociale, Université Libre de Bruxelles, Belgique
Ethologie des Primates, IPHC-DEPE

Date : le jeudi8 avril 2010 à 13h30
Lieu : IPHC, salle de réunion du DEPE, bâtiment 60

Résumé :

La structure et la dynamique des populations animales ont d’importantes implications dans la transmission des gènes, des maladies et de l’information. Chez certaines espèces, les individus vivent en groupe afin de diminuer le risque de prédation ou bien encore de bénéficier d’une efficacité accrue de recherche alimentaire. Cependant, vivre en société implique également un coût car le groupe réunit des individus pouvant être de composition différente de part leur âge, leur sexe ou leur poids corporel. La balance entre la cohésion et la compétition au sein du groupe amène à différentes stratégies ou structures sociales allant de groupes cohésifs stables, à des systèmes dynamiques de fission-fusion jusqu’à la fission irréversible lorsque la compétition intragroupe devient trop importante. Alors que ces trois phénomènes – synchronisation au sein de groupes cohésifs, patterns de fission-fusion et fusion irréversible – ont toujours été étudiés séparément car considérés comme différents, une règle individuelle simple prenant en compte les besoins physiologiques d’un individu et ses relations sociales permet de comprendre et d’expliquer l’ensemble de ces patterns collectifs. Considérant la structure sociale d’un groupe comme dynamique, cette règle permet également d’expliquer les transitions entre ces différents phénomènes – d’un group cohésif à une dynamique fission-fusion, puis à une fission irréversible. Les choix individuels, et les structures collectives qui découlent de ces choix individuels, agissent sur les relations sociales et les modifient, puis par rétroaction, les relations sociales d’un individu influencent ses choix et donc les décisions collectives. Ce jeu d’actions et de rétroactions permet d’expliquer les structures sociales de nombreuses espèces, mais en particulier des primates qui ont des relations sociales non-anonymes et durables dans le temps.

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