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Impact du facteur individuel dans la radiosensibilité - application pour les faibles doses de radiation

Dernière mise à jour

Alors que le terme de « radiosensibilité » avait été défini au début du XXe siècle comme la capacité à produire des réactions tissulaires, son utilisation fut étendue plus tard au risque de cancers radioinduits, aboutissant ainsi à une confusion qui perdure jusqu’à aujourd’hui. Il est vrai que la réponse moléculaire et cellulaire aux radiations est à la base de la détermination des risques de réactions tissulaires post-radiothérapiques ou de cancers radioinduits. Toutefois, en dépit d’une somme de données considérables, du développement de nombreuses techniques et des concepts basés le plus souvent sur des micro-organismes ou des rongeurs qui ont gommé le facteur individuel, la réponse aux radiations reste peu connue. Aujourd’hui, subsistent au moins trois énigmes majeures concernant les phénomènes radiobiologiques :

  1. quel est le test prédictif de la radiosensibilité le plus fiable ?
  2. comment expliquer que certains syndromes génétiques puissent être radiosensibles alors qu’ils sont causés par des mutations de protéines qui restent dans le cytoplasme et qui ne participent pas directement à la réparation des dommages ?
  3. comment expliquer certains phénomènes non linéaires observés aux faibles doses ?

Afin de répondre à ces questions, et en se basant sur de nouvelles hypothèses relatives au transit de la protéine ATM du cytoplasme au noyau, nous présenterons les modèles qui pourraient contribuer à résoudre ces énigmes et offrir aux radiothérapeutes ou aux radiologues des moyens d’aide au diagnostic.

Par : Nicolas Foray, Groupe de Radiobiologie, UMR1052 Inserm, Centre ce Cancérologie de Lyon
Date : jeudi 12 décembre 2013 à 13h30
Lieu : Campus Cronenbourg, Amphithéâtre Marguerite Perey, bâtiment 01

Personne à contacter : Marc ROUSSEAU

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